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Découvrez Emmanuelle Tellier

Découvrez Emmanuelle Tellier

Se destinant à la restauration, Emmanuelle Tellier est devenue sommelière. N’aimant que le rouge, elle adore désormais les blancs, et aime se laisser surprendre les papilles…

Emmanuelle Tellier a le vent dans les voiles. Au Jatoba ou au Bistro Accords, où elle a déjà travaillé, les clients revenaient pour découvrir ses coups de cœur. «Parfois, ils passaient après leur soirée (le bistro est situé dans le Quartier des spectacles, à Montréal), pas nécessairement pour manger, mais pour que je leur fasse essayer de nouveaux vins», raconte-t-elle avec enthousiasme.

 

 

Sa passion, qui l’a amenée récemment jusqu’à la finale de la bourse de sommellerie Relais et Châteaux, est née un peu par hasard. «À 22 ans, je suis allée étudier à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec en service de la restauration. Je me destinais à être serveuse. C’est dans un cours de sommellerie, inscrit au programme, que je me suis rendu compte que j’étais douée pour la dégustation. Mon prof de l’époque, le regretté Claude Froussard (qui était le propriétaire du restaurant Julien), croyait en mes talents et m’a fortement suggéré de continuer mon parcours en sommellerie», explique-t-elle.

Mais Emmanuelle n’a pas suivi son conseil immédiatement. C’est à 26 ans qu’elle a décidé de retourner sur les bancs d’école pour obtenir une ASP (attestation de spécialisation professionnelle) en sommellerie. Elle gradue avec tous les honneurs. Puis vient le temps du stage. Elle qui, à cette époque, n’aime guère les vins blancs est envoyée… en Alsace! «J’étais vraiment découragée. C’était la dernière place où je voulais aller!» Heureusement, à sa grande surprise, elle adore son expérience. «Le vigneron Seppi Landmann de Soultzmatt, en Alsace, chez qui j’ai atterri, nous faisait travailler très fort dans le vignoble, mais il nous sortait aussi tous les soirs dans les bars à vins du village. On y dégustait plein de vins avec des plats constitués de munster (un fromage alsacien) ou de choucroute. En fin de compte, j’ai développé un goût pour les vins blancs, en particulier ceux d’Alsace, et aujourd’hui c’est l’une de mes régions viticoles préférées! Oh, et… j’adore la choucroute!»

 

 

Depuis, la sommelière s’est juré de continuer d’ouvrir ses horizons pour découvrir différents styles de vins. «J’ai aujourd’hui quelques producteurs chouchous et mes régions de prédilection, dont l’Alsace et la Bourgogne, mais j’essaie de ne pas avoir de préjugés favorables ou défavorables.»

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Photo: Maude Chauvin

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