Rencontres
MSA: Carl V-Lepage en 6 questions

MSA: Carl V-Lepage en 6 questions

Le Québécois Carl Villeneuve-Lepage est arrivé 3e au concours du Meilleur sommelier des Amériques, qui se déroulait cette année à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec le jeune sommelier au début de l’épreuve.

Carl Villeneuve-Lepage, le charismatique

 

1. Est-ce que la préparation de ce concours était différente de celle du Meilleur sommelier du Québec et ensuite du Canada? Quelles sont les particularités de ce concours?

«Oui, c’est différent, mais en même temps, il s’agit d’une continuité. La différence, c’est qu’il y a plus de candidats: au concours pancanadien, nous étions huit, tandis que nous sommes présentement vingt. Les candidats sont également des champions nationaux, donc le niveau est plus élevé.»

 

2. Y’a-t-il un candidat qui te fait plus peur?

«D’après mon expérience, Pier-Alexis demeure un adversaire redoutable. Notre force en tant que candidats québécois, c’est que nous avons accès facilement à des produits des quatre coins du monde, ce qui n’est pas le cas pour des sommeliers d’autres pays.»

 

3. Quel est l’aspect de la compétition qui vous rend le plus nerveux? Quelle est la hantise du participant à un tel concours?

«Je me sens bien présentement, aucune étape ne me fait peur. J’ai acquis de l’expérience lors des précédents concours et je sais maintenant comment ça se passe. Je sais surtout comment approcher le concours sur le plan mental. Je contrôle mon stress.»

 

4. Votre ton humoristique, décontracté, a séduit les spectateurs et les juges lors du Concours Meilleur sommelier du Canada. Est-ce que l’humour est une arme à double tranchant? Comment vous assurez-vous de garder un ton protocolaire, mais accessible?

«En fait, l’idée est de rester soi-même. Je vois ça un peu comme au restaurant [Le Toqué!], où je travaille. Parfois, on sent que les clients de certaines tables n’entendent pas à rire. Je sais m’adapter. Il faut que ce soit sérieux, mais aussi plaisant. On est aussi rendu à une époque où la restauration a besoin d’avoir une approche plus humaine. Je n’ai pas l’impression d’avoir utilisé volontairement l’humour lors du dernier concours. Je pense que les gens sont si stressés dans la salle qu’une simple réplique plus accessible, relâchée, leur fait du bien et détend l’atmosphère.»

 

5. Avez-vous un rituel avant chaque concours?

«Je n’ai pas de superstition, j’ai laissé tomber cette idée parce que je trouve que ça met une pression de plus. Je fais attention à avoir un bon équilibre avant les concours, c’est certain, mais je ne me restreins pas. Hier soir, j’ai bu du vin durant le repas comme d’habitude et je me sens très bien.»

 

6. Que ferez-vous après une victoire?

«Je me gâterai avec un excellent cigare! En fait, victoire ou pas, c’est ce qui est prévu une fois que le concours terminé!»

 

+RETROUVEZ NOTRE ENTREVUE AVEC LE QUÉBÉCOIS PIER-ALEXIS SOULIÈRE, QUI A REMPORTÉ LE TITRE DU MEILLEUR SOMMELIER DES AMÉRIQUES.

Photo: Julien Faugère

On vous recommande