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Sur la route, à bord du Grumman ’78

Sur la route, à bord du Grumman ’78

Manger avec les doigts, dans la rue, pendant l’heure du lunch ou en plein festival, fait partie des plaisirs gourmands de l’été. Les food trucks offrent une cuisine créative et diversifiée, au grand bonheur des épicuriens à l’affût de nouvelles saveurs internationales. Incursion dans l’univers des camions de cuisine de rue avec l’un des pionniers, le Grumman ’78.

Ceviche de crevettes, tacos de crabe et chorizo, pâtisserie alfajor… De l’entrée au dessert, tous les plats du Grumman ’78 sont concoctés avec des produits locaux et servis avec le sourire dans des contenants écologiques. À l’arrière de cet ancien poste de commandement de pompiers acheté dans les petites annonces, les cuisiniers s’activent à assembler les ingrédients sous les yeux des «épicurieux».

Dans cet espace exigu, chaque membre de la brigade a son poste et sa tâche, de la commande à la livraison, en passant par l’annonce à haute voix—»Trois tacos, deux jus, un dessert !»—, l’exécution et la garniture. Tout ça au rythme de trois clients à la minute ! «On bouge le moins possible et on maximise nos actions», résume Sébastien Harrison-Cloutier, chef du Grumman ’78 et qui a passé trois étés derrière les fourneaux du camion.

L’organisation est la règle d’or

Aujourd’hui, bien qu’il concentre ses activités au resto situé dans le quartier Saint-Henri, il veille toujours à former les équipes qui prendront la route pendant la saison estivale. Chaque fois que la situation l’exige—un gros événement, un festival ou un mariage—, il monte à bord du food truck pour s’assurer que tout roule au quart de tour. «Le camion nécessite une solide organisation, des aptitudes en cuisine, beaucoup d’entregent, un permis de conduire et un certain sens de la mécano», dit-il en souriant.

C’est justement cette dose d’adrénaline qui motive le jeune chef talentueux et organisé à persévérer, depuis ses premiers pas dans la cuisine mobile de Pas d’cochon dans mon salon, jusqu’à celle du Grumman ’78. «Chaque jour représente un défi. Le soir, j’ai en tête ce qu’on pourra faire le lendemain pour être plus efficaces et aller plus vite.»

Une journée à bord du Grumman ’78

Chaque journée commence la veille. Il faut planifier le menu, préparer les ingrédients, placer le matériel, puis charger le camion au petit matin et vérifier que rien n’a été oublié. «Le plat est finalisé dans le camion, mais le gros du travail se fait en amont, dans la cuisine du resto», explique Gaëlle Cerf, copropriétaire de la bannière Grumman ’78.

Photo: Mickael Bandassak

À la conquête de la rue

Son resto gastronomique d’inspiration mexicaine a été en quelque sorte le théâtre d’un nouveau chapitre dans le milieu de la restauration à Montréal: l’émergence de la bouffe de rue. C’était il y a huit ans. Le camion Grumman ’78 dormait encore à l’intérieur du bâtiment, un ancien garage converti en cuisine professionnelle (les traces de pneus sont toujours visibles au sol !). «Cet été-là, on a pris d’assaut les sites de Juste pour Rire et du Festival de jazz. C’est ça qui nous a mis sur la carte», se souvient Gaëlle. Devant le succès de leurs tacos réinventés, les proprios (Gaëlle Cerf et Hilary McGown) ont sorti définitivement le camion et commencé à militer pour que la cuisine mobile acquière ses lettres de noblesse.

Diversité, qualité, originalité

Afin de lui donner une certaine légitimité, Gaëlle Cerf s’est jointe à Guy Vincent Melo pour fonder, en 2012, l’Association des restaurateurs de rue du Québec (ARRQ), dont elle est aujourd’hui présidente. Cuisine indienne, asiatique, italienne, grecque, mais aussi poutines de luxe, canard, viande fumée, fromages, guédilles de homard, crème glacée, confiseries, crêpes, pokes, burritos… Avec la multiplication des camions‑restaurants ces dernières années, l’offre s’est bonifiée et les plats ont gagné en qualité et en inventivité.

«On a mis beaucoup d’efforts à propulser les camions de cuisine de rue et on doit continuer sur cette lancée, observe Sébastien. La qualité est remarquable. Je suis fier de faire partie de l’aventure.»

Le Grumman ’78 aura bien sûr son lot de péripéties—la génératrice qui flanche, le circuit électrique qui saute, la canicule qui frappe—, mais connaîtra aussi des moments de gloire vécus dans la franche camaraderie, l’entraide et la rigolade. «À force de travailler côte à côte, les gens développent de belles amitiés, remarque Sébastien. Dès qu’un camion a un problème, tout le monde accourt. Et si la file s’étire à sa porte, on ne se gêne pas pour le taquiner !»

Les premiers vendredis

S’il y a un événement gourmand qui plaît à coup sûr aux amateurs de bonne bouffe, c’est bien Les Premiers Vendredis, dont la SAQ est fière partenaire. L’événement phare des camions de cuisine de rue à Montréal est de retour pour une huitième année consécutive, sur l’Esplanade Financière Sun Life du Parc olympique, tous les premiers vendredis du mois, de mai à octobre (de 16 h à 23 h, entrée gratuite).

Avec son immense terrasse de plus de 2000 places, ses groupes et DJ de l’heure, ses buvettes et son BISTRO SAQ, l’événement Les Premiers Vendredis représente l’activité idéale pour manger, boire et festoyer entre amis, en couple ou en famille.

Chilaquiles Salsa Verde

Préparation: 20 minutes
Cuisson: 45 minutes
Coût par personne: environ 3$
Pour 4 personnes

Salsa verde
1 gros oignon jaune, émincé
6 gousses d’ail, hachées
2 piments poblano, nettoyés et émincés
1 kg (2,2 lb) de tomatillos, broyés, frais ou en conserve
1 piment ancho séché, réhydraté
15 ml (1 c. à soupe) de sauce Worcestershire
15 ml (1 c. à soupe) de miel
1 petit bouquet de coriandre, hachée (en garder un peu pour la garniture)
Sel et poivre, au goût
4 grosses poignées de chips de tortillas

Garniture
100 g (3,5 oz) de cheddar râpé
100 g (3,5 oz) de mozzarella râpée
1/2 oignon rouge, émincé très finement
4 œufs

1. Préchauffer le four à 200°C (400°F). Sur une plaque, mettre les oignons, l’ail et les piments poblano. Faire rôtir pendant 20 minutes. 2. Passer au robot les tomatillos avec le piment ancho pour obtenir un coulis. 3. Dans une grande poêle allant au four, mélanger les légumes rôtis avec le coulis de tomatillos, puis mettre au four à 175°C (350°F) pendant 20 minutes. 4. Retirer la salsa du four, ajouter la sauce Worcestershire, le miel et la coriandre. Assaisonner et réserver. 5. Dans une autre poêle, faire cuire les œufs au plat. 6. Verser la salsa bien chaude dans un grand bol. Ajouter les fromages et les chips. Mélanger pour que la salsa et le fromage couvrent bien les chips. 7. Séparer dans 4 assiettes, garnir de coriandre et d’oignon rouge, puis terminer avec l’œuf.

Buti Nages

14,80 $

Buti Nages

Vin rosé750 mlFrance
Buti Nages

Buti Nages

14,80 $

Vin rosé750 mlFrance, Vallée du RhôneCode SAQ : 00427625

 

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Photos: Julien Faugère

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