Reportages
Fièrement embouteillés au Québec

Fièrement embouteillés au Québec

Sur les rayons de la SAQ, on trouve plus de 150 vins et spiritueux élaborés à l’étranger et embouteillés ici, des produits aux impacts positifs pour l’environnement et pour l’emploi au Québec.

Si la plupart des vins et spiritueux vendus à la SAQ sont embouteillés par le producteur et expédiés en bouteilles depuis leur pays d’origine, des dizaines de produits—dont certains figurent parmi les plus populaires au Québec—sont expédiés en vrac puis embouteillés dans les usines québécoises avant de prendre le chemin des succursales ou des différents points de vente, comme le réseau des épiceries. Une approche que la société d’État veut afficher plus clairement et même mettre en valeur, puisqu’elle a des impacts positifs significatifs en ce qui concerne la réduction des gaz à effet de serre et l’emploi local.

 

De qualité comparable

Bien des produits très appréciés des consommateurs québécois sont embouteillés ici plutôt que chez le producteur. Sur le plan de la qualité, le résultat est essentiellement le même: les technologies et les processus d’embouteillage sont tout aussi rigoureux dans une usine québécoise que dans les installations d’embouteillage d’un groupe international. «Au cours de tests à l’aveugle, les consommateurs ne voient pas la différence entre un même vin embouteillé ici ou ailleurs», assure Christian M. Pilon, directeur de la responsabilité sociétale à la Société des alcools du Québec. Le transport en vrac peut même avoir certains avantages, d’un point de vue qualitatif, puisqu’un seul volume de plusieurs milliers de litres est potentiellement moins sensible à des variations de température ou à d’autres stress liés au transport que des bouteilles individuelles.

 

Une approche bénéfique

Transporter du vin dans de grandes citernes de plusieurs milliers de litres, plutôt qu’en milliers de bouteilles de verre, permet de diminuer le poids de la cargaison de presque la moitié. «Selon certaines conditions1, une telle approche permet de réduire les impacts environnementaux de 10 à 20%», explique Christian M. Pilon.

Pour ce dernier, l’embouteillage au Québec s’inscrit dans une série de mesures qui visent à minimiser l’impact environnemental de la SAQ. En effet, l’embouteillage local soutient une industrie circulaire locale pour le verre, en commençant par la récupération et le recyclage, la refonte de nouvelles bouteilles et l’utilisation de celles-ci dans la filière alimentaire, permettant ainsi de réduire son empreinte écologique.

1 Selon une analyse du cycle de vie, réalisée en 2011 par le Centre international de référence sur le cycle de vie des produits, procédés et services (CIRAIG), l’embouteillage, au Québec, de vin importé en vrac est une solution de rechange à l’importation conventionnelle et permet, dans certains cas, de réduire l’empreinte environnementale des produits mis en vente au Québec. En particulier, et pour autant que les bouteilles de verre aient la même masse, l’importation en vrac de vins issus du Nouveau Monde et leur embouteillage au Québec permettent une réduction de 10 à 20% des impacts environnementaux.

«Nous possédons un savoir-faire qui permet de livrer un produit de qualité. Les produits sont embouteillés comme ils le seraient ailleurs, et cette approche favorise l’emploi local», explique de son côté Stéphane Denis, directeur de compte au service de la gestion de l’offre à la SAQ. Il précise que ces produits génèrent des retombées plus importantes pour l’économie québécoise, puisque toute la partie du processus liée à l’assemblage final, à la préparation, à l’étiquetage et à l’embouteillage se fait alors au Québec.

On peut aussi garder à l’esprit que l’émergence du vin embouteillé au domaine était, historiquement, une manière de garantir la provenance des vins et le fait que personne n’aurait pu altérer, voire remplacer le produit élaboré par un domaine réputé. Dans le commerce actuel du vin, il existe désormais bien d’autres moyens d’assurer la provenance et la traçabilité des produits.

Pour Stéphane Denis, l’accueil favorable à l’égard des produits embouteillés localement est aussi largement une question d’habitude. Dans des régions comme la Scandinavie ou le Royaume-Uni, souligne-t-il, une très grande partie du vin vendu localement est embouteillé localement—et souvent dans des contenants alternatifs comme le carton-outre (bag-in-box), dont l’impact environnemental est également moindre que celui du verre2. «Au Royaume-Uni, c’est 40% de tout le vin vendu sur le marché qui est embouteillé localement», précise-t-il, données à l’appui. Là aussi, plusieurs produits très populaires sont issus de l’embouteillage local, ce qui permet de trinquer avec bonheur à la santé de notre économie.

2 Selon l’analyse du cycle de vie réalisée en 2011 par le CIRAIG, le conditionnement en cartons-outres (bag-in-boxes, ou BIB) au Québec n’est pas avantageux sur le plan environnemental par rapport à l’importation déjà conditionnée en BIB.

 

Smoky Bay Pinot Grigio Réserve

9,95 $

Smoky Bay Pinot Grigio Réserve

750 mlAustralie
Smoky Bay Pinot Grigio Réserve

Smoky Bay Pinot Grigio Réserve

9,95 $

750 mlAustralieCode SAQ : 13861643
Kamouraska

32,75 $

Kamouraska

1,14 LCanada
Kamouraska

Kamouraska

32,75 $

1,14 LCanadaCode SAQ : 90456
Melchers Maxi Dry Gin

30,50 $

Melchers Maxi Dry Gin

1,14 LCanada
Melchers Maxi Dry Gin

Melchers Maxi Dry Gin

30,50 $

1,14 LCanadaCode SAQ : 4077
Woodbridge by Robert Mondavi Cabernet-Sauvignon

43,40 $

Woodbridge by Robert Mondavi Cabernet-Sauvignon

3 LÉtats-Unis
Woodbridge by Robert Mondavi Cabernet-Sauvignon

Woodbridge by Robert Mondavi Cabernet-Sauvignon

43,40 $

3 LÉtats-UnisCode SAQ : 12560531

On vous recommande