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Le vin et les réseaux sociaux

Le vin et les réseaux sociaux

La Californie, où se côtoient la vallée de Napa et la Silicon Valley, se démarque par son utilisation des médias sociaux pour promouvoir ses vins et favoriser les échanges avec les consommateurs.

La Californie, où se côtoient la vallée de Napa et la Silicon Valley, se démarque par son utilisation des médias sociaux pour promouvoir ses vins et favoriser les échanges avec les consommateurs. «Il y a huit ans, c’étaient les gens du marketing qui trouvaient des idées pour promouvoir les marques. Aujourd’hui, ce sont les gestionnaires des réseaux sociaux, en contact avec les adeptes, qui dictent les règles au marketing» dit John Kimmey, directeur des ventes internationales de Fetzer et de Bonterra.

Il ajoute que les commentaires et les photos partagées éclairent les dirigeants de l’entreprise sur les occasions de consommation de leur clientèle. «Vu le résultat, nous sommes vite passés de deux à six employés pour gérer nos réseaux sociaux et prendre soin de notre communauté de 34 000 membres», affirme-t-il.

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Lancement 2.0

Un grand virage a lieu aussi dans la façon de lancer un produit ou un nouveau millésime. Au lieu d’envoyer des invitations aux médias ou d’investir dans la publicité pour rejoindre les consommateurs, on se sert presque exclusivement des médias sociaux. Les adeptes les plus actifs et certains influenceurs sont ainsi invités à des soirées exclusives pour découvrir les nouveautés et ensuite les faire connaître à leurs propres adeptes. «Aujourd’hui, confie John Kimmey, ces blogueurs et influenceurs ont plus d’impact que les journalistes traditionnels sur les ventes de nos produits, car ils reflètent le choix du public et non celui des spécialistes.»

 

Se faire connaître

Pour sa part, la société familiale Hope Family Wines, qui détient les marques Liberty School, Treana et Troublemaker, se sert beaucoup des réseaux sociaux pour créer un engouement autour de certains évènements, comme les fameux tailgate partys si populaires aux États-Unis (les célébrations d’avant-match de football qui se déroulent souvent dans les stationnements des stades). «Nous avons un autobus, arborant le logo du vin, qui parcourt le pays. À la dernière minute, on partage sur Facebook le nom des villes où s’arrêtera le bus. Les fans peuvent ainsi se rendre à ces endroits et célébrer avec nous. En plus, on invite ces derniers à se prendre en photo devant le bus et à publier leurs clichés sur Instagram avec le mot-clic #Troublemakerwine», raconte Méliza Jalbert, directrice des exportations.

Le grand patron de Hope Family Wines, Austin Hope, croit beaucoup au dynamisme des réseaux sociaux, entre autres pour recruter de nouveaux adeptes parmi la clientèle jeune. D’une part, il organise fréquemment des séances de remue-méninges avec tous les employés pour réfléchir aux commentaires pertinents recueillis pendant la semaine.

D’autre part, l’entreprise cherche à s’assurer que ses publications deviennent virales. «Nous créons de courtes vidéos avec des chorégraphies qui collent à la tendance du moment et nous les diffusons sur YouTube, puis nous les partageons sur Facebook», explique Méliza Jalbert.

 

Personne ne peut ignorer Facebook

Brent Shortridge, président de Waterstone, admet que sa page Facebook n’est pas assez exploitée: «Autour de moi, dans la vallée de Napa, les vignobles sont tous très branchés sur les réseaux sociaux. J’étais le seul qui résistait!

Aujourd’hui, par contre, je vois l’utilité. Au salon, personne ne m’a demandé ma carte professionnelle, mais plusieurs m’ont demandé si j’avais une page Facebook!»

Brent Shortridge remarque aussi que, depuis la création de sa page, l’affluence a augmenté au vignoble Waterstone. Comme celui-ci est un peu éloigné des routes principales de la vallée de Napa, cet outil lui est bien utile pour promouvoir l’endroit auprès des visiteurs de passage. Une autre façon dont le virtuel rejoint le réel sur les routes de la Californie!

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