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À la chasse aux champignons

À la chasse aux champignons

Les excursions d’initiation à la cueillette de champignons sauvages combinent le plaisir de la découverte gourmande et la promenade en forêt. Une activité qui gagne en popularité aux quatre coins au Québec.

Samedi matin, La Malbaie. Une douzaine de personnes de tous les âges s’apprête à partir à la chasse aux champignons dans le boisé situé derrière la boutique Amyco, en compagnie du guide mycologue Anthony Avoine. L’excursion débute par un court topo expliquant quelques règles de sécurité, notamment les caractéristiques des champignons toxiques à éviter, et se poursuit avec la distribution des couteaux à champignons et des paniers pour la cueillette. Le groupe se dirige tranquillement vers la forêt où, hors sentier, dans les bonnes talles du guide, chacun scrute le sol. Dès qu’un participant découvre un champignon, les promeneurs s’attroupent autour du spécimen avec excitation. Anthony Avoine l’identifie et présente ses particularités (forme du chapeau, pied, couleur, lamelles). «La grande majorité des participants en connaît très peu sur les champignons forestiers, constate-t-il, mais ils partagent une curiosité pour cet univers fascinant. La chasse aux champignons procure un plaisir spontané et un bon moment en nature.»

 

 

Environ 3000 espèces de champignons poussent au Québec. En été, à l’orée de la forêt boréale dans Charlevoix, les chanterelles, les champignons homard, les bolets et les cèpes d’Amérique abondent. Plus tard à l’automne, particulièrement lorsque l’été est pluvieux, on retrouve encore davantage de variétés. Les cueilleurs peuvent dénicher des hydnes ombiliqués, des chanterelles en tube ou des pieds-de-mouton.

 

Au retour de la cueillette, le mycologue sort un poêle au propane et fait cuire les spécimens récoltés, que le groupe déguste avec un verre de vin. Chacun repart ensuite avec son butin. Les sorties d’Anthony Avoine, offertes de juillet à octobre, affichent souvent complet et l’entreprise proposera cette année des excursions en Estrie.

 

 

L’initiation à la mycologie se développe dans pratiquement toutes les régions. Renaud Longrée, mycologue, anime des fins de semaine «mycogastronomiques» avec le Club Gatineau: «Après la bière et les fromages, les foodies s’intéressent aux textures et aux goûts variés des champignons. Les chefs des bons restaurants les mettent en valeur. Les champignons sauvages correspondent aussi au désir de manger local.» Même constat pour Ariane Paré-Le Gal, de Gourmet Sauvage, dans les Laurentides: «Il y a un engouement très fort pour les champignons. On aime son côté mystérieux et l’aspect ludique de la cueillette.»

 

Pour s’initier à la cueillette:

 

PHOTOGRAPHE: Chantal Lapointe

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